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28 JUIN 1800 : MORT DE LA TOUR D’AUVERGNE, PREMIER GRENADIER DES ARMÉES DE LA RÉPUBLIQUE

28 JUIN 1800 : MORT DE LA TOUR D'AUVERGNE, PREMIER GRENADIER DES ARMÉES DE LA RÉPUBLIQUE

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Giugno 28, 2023    
12:00 am

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Né le 23 décembre 1743 à Carhaix, dans le Finistère, Théophile-Malo de Corret, dont l’aïeul, Henri Corret, était un fils naturel du père du Grand Turenne, Henri de La Tour d’Auvergne, est autorisé en 1779 à prendre le nom de son prestigieux aïeul, maréchal de France, Henri de La Tour d’Auvergne.

Très cultivé, il domine en effet le latin, le grec, l’allemand, l’espagnol, l’anglais, le basque et le bas-breton, numismate, philologue, il est attiré par le métier des armes.

Sous-lieutenant au régiment d’Angoumois infanterie, en 1767, puis lieutenant en 1771, il cherche en vain en 1780 à être envoyé en Amérique avec le corps français pour soutenir les insurgents. En 1781, avec les Espagnols, il combat les Anglais à Minorque. Capitaine en 1785, il participe avec brio aux combats de Savoie, du Val d’Aran, de la Bidassoa. Il est de la prise de Saint-Sébastien en 1794. Il y refuse d’être nommé colonel.

En 1795, il est capturé en mer par les Anglais et ne revient à Paris qu’après une année de captivité. En 1797, il veut rejoindre Moreau, avec son grade de capitaine, Mais Moreau a déjà passé le Rhin lorsqu’il veut intégrer son armée. En 1799, il est de la victoire de Zurich avec Masséna. Il est toujours capitaine.

Après le 18 Brumaire, on lui propose d’intégrer le Corps législatif. Refus ! Bonaparte, intrigué, l’invite à dîner le 13 février 1800, et dit de lui: “C’est un homme de Plutarque”. Par arrêté du 27 avril 1800, il le nomme Premier grenadier des Armées de la République et demande à Carnot lui remettre un sabre d’honneur.

Lorsqu’il a connaissance de cette distinction, La Tour d’Auvergne déclare: “Il n’y a pas de dernier ni de premier chez les grenadiers. Tous font leur devoir. Je repousse cette distinction qui ne saurait m’appartenir. J’accepterai toutefois le sabre d’honneur à condition qu’il soit le plus simple possible, sans le moindre ornement sur la lame ainsi que sur la poignée”.

Le 27 juin 1800, avec l’armée du Rhin, à Oberhausen, en Bavière, il précède l’avant-garde de la 46e demi-brigade. Un Uhlan embusqué s’élance sur le Premier grenadier de la République et lui porte un violent coup de lance sous l’omoplate gauche.

Les soins des médecins ne pourront le sauver. La Tour d’Auvergne agonisant, à encore l’énergie de dire “Je meurs satisfait, c’est ainsi que je désirais terminer ma vie”. Il expire le 28 juin, il a 57 ans. Le Premier consul ordonne que son nom soit maintenu sur les listes de l’armée. Chaque jour, à l’appel de son nom, le plus ancien des sergents répondra:

“La Tour d’Auvergne, mort au champ d’honneur”.